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30/04/2005

Notes sur le travail

Curieux comme le monde médiatico-libéral ne voit pas la contradiction : il diffuse souvent des émissions sur le drame des camps nazis. Il propage la bonne parole de Jean-Marc Sylvestre, qui pourrait se résumer à..."le travail rend libre"


Plus sérieusement je ne crois pas du tout qu'on meurt d'ennui en ne travaillant pas ou en ne faisant pas la guerre. Croyez moi depuis les milliers d'année que les riches ne travaillent pas, s'ils étaient malheureux, ça se saurait.

Le travail comme envie (écrivain, grand cuisinier, artisan), bien sûr, mais le travail actuel est effectué sous l'aiguillon de la consommation, de la frustration (de ne pas consommer) et de la pauvreté (si on ne travaille pas).
J'ai longtemps cru qu'on ne pouvait lutter contre le matérialisme et l'argent-puissance, puisqu'on finirait inévitablement par me ressortir que moi aussi, je voulais une belle chaine hifi, une jaguar, etc...mais je pense aujourd'hui qu'il y a une différence fondamentale entre le travail dégagé de l'aiguillon de la faim, le travail comme envie de gagner de quoi vivre SANS TROP TRAVAILLER d'un côté, et le travail-addiction , la soif de puissance d'autre part.
Il est faux de dire que le peuple ne veut que plus travailler, en réalité, il ne veux pas trop s'en faire et gagner de quoi vivre tranquille...mais voilà, on lui a insufflé l'aiguillon de la consommation (une plus belle voiture, le portable, le macdo,
mais ce n'est pas l'élément le plus important, car, j'y reviens, je ne cracherai pas moi-même sur une belle jaguar (vert anglais).
Non, le plus important est que le système libéral NE VEUX PAS que nous ayons accès a ces choses, mais que nous les DESIRIONS. De même, pour faire tourner la machine, il nous vend des choses DEGRADABLES, qu'on ne peut donc pas POSSEDER. Une espèce de location perpétuelle, qui hôte toute signification au pouvoir d'achat.


Commentaires

En effet. Mais il aussi créé une sorte d'asservissement religieux au travail, si bien que le chômeur est sommé (il se donne d'ailleurs les coups lui-même) de déprimer.

J'ai vu hier sur le dos des employés du supermarché carrefour (celui dont le PDG touche des indemnités du genre 25 millions d'€) écrit en toues lettres : "Nous sommes là pour vous aider à mieux consommer". Tout est dit (dans une belle hypocrisie).

Ecrit par : Newbie Ocean | 30/04/2005

il fallait lire : "Mais il a aussi"

Ecrit par : N.O. | 30/04/2005

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