30/09/2005
Voyage en France (1)
Lundi 8 août 2005
Après avoir dû remettre notre départ samedi (les camions) et dimanche (N* malade), nous partons finalement vers 14 heures, de Roquevaire. Début de voyage sans histoire sur l’autoroute, le temps est chaud et sec.
Après Arles, nous franchissons le Rhône, et le paysage change brusquement. La végétation se fait plus verte, plus fournie. Il est vrai que nous frôlons la Camargue. Plus de feuillus, plus de hautes herbes. Sol plat.
Nîmes a des abords peu reluisants. Impression de ville morte, fanée. (je passe sur les inévitables zones commerciales et pavillonnaires, qu’il serait injuste de porter au débit de la seule Nîmes). Curieux, puisque cette ville est bien plus peuplée que La Ciotat, cette dernière conservant toutefois toujours un petit côté « balnéaire » charmant. Nîmes respire les années 50 mal assumées et la banlieue.
Nous quittons l’autoroute pour la nationale 106, qui doit nous conduite jusqu’à Balsièges (Lozère). Le terrain est plutôt plat, mais plus agréable, notamment du côté de La Réglisserie (joli nom) où nous mangeons un morceau sur une allée bordée de hauts platanes, dans un silence agréable.
Alès : la ville communiste dans toute son horreur. Je passe sur les noms de rue, idéologisés à mort pour insister un peu sur l’architecture. Certes, nous ne passons pas par le centre, mais tout de même : j’ai rarement vu banlieue aussi laide. Le quartier des étudiants est un immense conglomérats d’immeubles aux façades criardes (l’écolematernellisation du monde, vous dis-je !).
Dès la sortie d’Alès, la route s’élève. Les Cévennes ne se présentent pas sous leur meilleur jour. Forêts sombres et maisons grises bordant…
21:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/09/2005
L'immonde hypocrisie US
Irak : « Femmes et enfants tués par les bombes au phosphore », témoignage d’ un marine
Le marine Jymmy Massey :
c’est comme au Vietnam, nous sommes en train d’utiliser des armes interdites contre la population.
« Aujourd’hui encore nos supérieurs du Pentagone continuent à déclarer qu’il est « inhumain » d’utiliser des armes chimiques et de destruction de masse en Irak, parce que « on tue des civils ». De fait nous avons utilisé et continuons à utiliser du phosphore blanc et de l’uranium appauvri. Nous sommes responsables du massacre continuel de civils irakiens ». C’est par cette déclaration que le marine Jimmy Massey, revenu du front, handicapé, auteur de « Cowboys from hell », commence son entrevue avec il manifesto au cours de la tournée dans 27 états et 40 villes, de l’organisation « Iraq veterans against the war » qui a participé hier à la manifestation de Washington.
Vous avez déclaré avoir été témoin oculaire de l’emploi de phosphore blanc pendant les bombardements étasuniens en Irak...
Oui. Nous l’utilisons dans les ogives des missiles lancés depuis les hélicoptères et dans les projectiles tirés, de terre, par l’artillerie.
Le phosphore blanc est un agent chimique utilisé, pendant le conflit au Vietnam, dans les bombes au napalm. Est-ce la même substance que celle - interdite en 80 - qui est utilisée en Irak ?
Oui. C’est celle que nous employons dans les ogives des missiles.
Quel effet provoque-t-elle après l’impact avec l’objectif touché ?
Cette arme d’extermination a la capacité de réduire en cendres entièrement un véhicule militaire.
Vous, avez-vous assisté aux effets de ces bombes au phosphore blanc ?
Oui. Et j’ai vu énormément de civils innocents touchés mourir brûlés vifs : des scènes d’horreur dont je me souviendrai toute ma vie. En Irak, j’ai été le témoin oculaire des conséquences de l’utilisation des armes au napalm, exactement comme celles utilisées au Vietnam.
Le Pentagone soutient qu’il ne s’agit pas de bombes au napalm, mais d’ « une version similaire qui ne pollue pas l’environnement »
J’ai vu beaucoup de civils réduits en cendres.
Ces armes étaient-elles utilisées pour toucher des objectifs spécifiques ou de façon indiscriminée ?
Les bombes au phosphore ont été employées de nuit et de jour, en continu, et j’ai assisté à la mort de nombreux civils innocents -femmes et enfants inclus- brûlés vifs : des images impossibles à raconter.
Avez-vous été informés par vos supérieurs que ces armes d’extermination auraient été employées pendant l’invasion ?
Non. Personne ne nous a mis au courant. Après, j’ai commencé à poser des questions à mes supérieurs : la réponse a été mon licenciement des marines.
Mais ne parle-t-on pas de bombes de « précision et de haute technologie » ?
Oui. On les appelle bombes de précision, mais j’ai vu des missiles au phosphore blanc et à l’uranium appauvri toucher énormément de véhicules, des autobus et des voitures pleines de civils. J’ai vu énormément de civils incinérés, carbonisés, brûler vifs avec les effets du phosphore blanc. Il s’agit de bombes de 44 pounds de polystirene-like gel et 63 gallons de propergol.
Les bombes au phosphore blanc sont dénoncées par les experts de Global security organisation comme « bombes au napalm », une substance qui a servi au Vietnam pour détruire la forêt. En Irak où a-t-elle été utilisée ?
En Irak, elle est utilisée à terre par l’artillerie : des jeunes survivants de Falluja déclarent que le phosphore blanc a été utilisé dans le massacre de Falluja, en avril 2004.
Mais les armes de destruction de masse n’ont-elles pas été le motif adopté par Bush pour intervenir en Irak ?
En effet. Et au contraire c’est justement nous, les américains, qui sommes ceux qui ont employé des armes de destruction de masse contre la population irakienne. Nous sommes en train de nous rendre responsables d’un génocide en Irak.
Venons-en à l’uranium appauvri ; a-t-il été utilisé aussi dans cette seconde invasion de l’Irak par les étasuniens ?
Certainement, et la quantité d’uranium appauvri déjà utilisé en Afghanistan et maintenant en Irak est le double des tonnes employées dans la première guerre du Golfe.
Vous, soldats étasuniens, saviez-vous aussi qu’en Irak l’utilisation des armes d’extermination viole non seulement les lois en vigueur au niveau international, mais aussi les normes du code pénal de guerre étasunien ?
Je savais que tout ce que nous sommes en train de faire quant à l’usage de la violence et l’utilisation des armes d’extermination contre les irakiens représente une violation de la Convention de Genève, mais nos supérieurs opéraient sur ordres du président et de ses hommes de lois (Alberto Gonzalez, l’actuel ministre de la justice étasunien). En Irak, nos supérieurs nous avaient dit que, comme on luttait contre des « terroristes », la convention de Genève n’y avait pas d’application.
Patricia Lombrosco
Source : www.ilmanifesto.it
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
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28/09/2005
INTERLUDE

23:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/09/2005
Le procès de Saddam Hussein (II)
"débat" comme on les aime sur ARTE (c'est-à-dire entre deux personnes du même avis).
Cette vieille merde de Badinter, qui joue au grand sage, traite le président Saddam Hussein de "criminel", de celui qui a "gazé les Kurdes", blablabla.
Bravo, l'avocat! Condamner avant le procès, ça c'est du bon boulot! Mais quoi d'étonnant de la part d'un homme chagriné à l'idée qu'on guillotine ce chien de Patrick Henry?
22:37 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le procès de Saddam Hussein
Intéressante, pour une fois, l'émission d'ARTE sur le procès (illégitime) du président Saddam Hussein.
Prenons l'exemple du gazage des Kurdes d'Halabja.
-Version défense : c'était du gaz iranien. Normalement les rapports américains le confirment.
-version accusation : c'était du gaz irakien. Fort bien, mais quelles preuves?
L'accusation ajoute aussi que "Saddam a gazé les Kurdes d'Halabja car ils soutenaient les troupes Iraniennes"
Doit-on rappeler ce qu'est une guerre? La guerre, ça tue. Et à l'époque, l'Irak était en guerre. Quand bien même ce seraient les Irakiens, en quoi est-ce plus atroce de tuer des gens au gaz plutot qu'au lance-flamme ou au napalm (ou aux bombes sales à l'uranium appauvri)? Surtout quand les victimes sont des collabos?
Et même en admettant la culpabilité irakienne (dont je rappelle qu'elle n'est pas prouvée et qu'elle semblerait plutot devoir se porter sur l'Iran) , que sont 6 000 victimes face au milion et demi de morts CIVILS exterminés par Bush père et fils, Clinton et Albright (cette dernière ayant reconnu le fait à la télévision US)?
22:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/09/2005
Un texte d'Alain Soral au théâtre

"En allant chercher mon pain, j'ai assisté l'autre jour à une sortie de maternelle.Tableau consternant. Des mères célibataires habillées en putes - jeans taille basse sur string, mèches, tatouages et piercing - flanquées de deux, trois pères chômeurs décolorés, le tout récupérant des chiards obèses et geignards aussi mal fagotés qu'eux. D'un côté des parents post-ados immatures abrutis, de l'autre des enfants-rois déjà consommateurs pervers. Face à ce spectacle atroce qui ne pouvait qu'heurter une sensibilité un peu écologiste, une question me vint, brûlante. Pourquoi ces parents font-ils encore des gosses ? Et même sans parler des enfants, quand on pense à tous les emmerdes que vous attire l'entreprise de conquète sexuelle : humiliation du "non", frais de table, maladies vénériennes, mariage, divorce et pension, prison pour pédophilie, voire pire, on se dit, comme Bertrand Cantat, que s'abstenir eut été préférable... ...Misères du désir !"
23:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Pause perso
Plus le temps passe, et moins ce blogue concerne ma vie personnelle. Je lis tous les jours le journal de Juldé. Bien qu'il se sente déprimé, que sa vie soit ennuyeuse à mourir (enfin, Raphaël, c'est ainsi que je la vois. Mille excuses si je me trompe), il réussit tout de même à trouver la volonté pour écrire son journal.
Bien sûr un blogue n'est pas un journal, mais parallèlement à Lingane, j'écris mon journal depuis août 1993. Je constate alors navré que les trous sont de plus en plus vastes depuis 2002. C'est à dire depuis que je n'exerce plus le métier que j'aime tant. Paris me semblait quelque chose de réel, en ce temps-là. Aujourd'hui, lorsque je sors du XXe arrondissement, c'est un événement. Je ne trouve même pas la volonté d'aller voir mes amis. Je laisse à l'abandon mes contacts dans la presse, la politique et l'édition. Le moindre effort me demande des trésors de volonté. J'espérais que ce blogue me redonne un peu de volonté. Il y a certes du mieux depuis cet affreux printemps 2005, mais c'est pas encore ça.
Je me suis englouti sous la paperasse, je faisais l'autruche. Il me reste encore quelques dossiers à règler (CAF, banque) et surtout le courage d'ouvrir à nouveau la boîte aux lettres, histoire de voir si une catastrophe nouvelle n'est pas arrivée.
Je crois qu'une fois règlée l'intendance administrative, je pourrai remonter la pente. Difficile de penser à l'amour, au sexe, à l'argent ou aux amis lorsque vous vous attendez à tout instant à voir Damoclès brandir une lettre d'huissiers (au passage, si vous me lisez, amis du service de la redevance, sachez que je n'ai pas de télé!).
01:49 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25/09/2005
Rita Remboursez!
Vraiment lamentable, cet ouragan. Les raffineries de l'Empire ont à peine été touchées. Moi qui m'attendais à l'effondrement de l'industrie énergétique impériale, je suis déçu.
Bien heureusement, ce faux-pas n'empêchera pas le barril de grimper au-delà des 100 $.
23:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ben oui, encore un top 10
les meilleurs coureurs de la saison, (avant Tours et la Lombardie)
1 BOONEN
2 DI LUCA
3 PETACCHI
4 ARMSTRONG
5 JULICH
6 SAVOLDELLI
7 HERAS
8 McEWEN
9 VINOKOUROV
10 VALVERDE
cette fois, je crois bien enfin avoir trouvé le bon barême!
19:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/09/2005
Fin de partie pour l'Empire
-mise a sac des raffineries
-déficit abyssal
-incapacité de mise au pas de l'irak, de la syrie et de l'iran
-impopularité croissante en europe
-Perte de contrôle progressive de l'Amérique latine (Chavez, Lula, Kirschner, Castro, le MAS bolivien...)
-bientôt le pétrole en euros (ouverture de la bourse de Téhéran : mars 2006)
-démentelement des bases en asie centrale
-chine et asie qui détiennent de quoi couler le dollar
-effondrement de l'industrie US
-big one pour bientôt en californie
-obésité croissante
13:27 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

