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30/11/2005

Renaud Camus, la main sur le coeur (les yeux bandés)

Personne ne semble avoir remarqué (à ma courte connaissance) que cette histoire de main sur le coeur pendant l'hyme national, pur américanisme, est totalement étrangère à la tradition française. C'est à peu près comme d'appeler un juge "Votre Honneur". Mais cet aspect-là de l'histoire n'a étonné personne.


Renaud Camus dixit sur son forum du PI.


Quand je pense au nombre de fois ou j'ai abordé ce sujet sur ledit forum, je me dis que Renaud Camus (dont je partage biené évidemment à 100 % le propos précité) "exagère un peu tout de même"!

Les bonnes blagues de stephane pocrain

Son dernier bon mot : "il ne faut pas regarder l'histoire dans le rétroviseur" (soir 3, 29 novembre)


Pocrain, le premier homme à regarder l'histoire dans le futur!


Bien évidemment, (redevenons un peu sérieux), Pocrain s'est engouffré dans la brèche communautariste. En quoi le fait d'être noir donnerait à son avis sur la colonisation un caractère plus pertinent? Dieu sait que je suis farouchement anticolonialiste, mais dire quela colonisation n'a apporté QUE des inconvénients est ridicule (et ridiculisé par n'importe quel historien sérieux).

Marrant tout de même que ce soient les mêmes qui ne tarissent pas d'éloge sur l'Espagne musulmane (et ne disent rien sur la colonisation romaine puisqu'ils sont par définition ignares en Histoire)...




ça m'emmerde, ces histoires de communautarisme; à vrai dire, ça commence même à me faire un peu peur...Je n'aime pas la tournure que prennent les événements. Conséquence logique d'un trop-plein d'immigration, bien sûr,mais tout de même, nous ne sommes pas submergés ! On pourrait encore, si on le voulait, restaurer l'idéal "républicain" d'égalité entre tous les citoyens. Arrêter cette division entre races, sexes, tendances sexuelles, religions, et s'occuper enfin des divisions sociales. On parle de quotas de noirs, de femmes à la télévision,mais à quand un quota de pauvres dans les grandes écoles ? (enfin, non, bien sûr, ce serait accepter la pérénnisation de la pauvreté, mais on voit ce que je veux dire : s'occuper de la question sociale et mettre fin à la question communautaire.

Mais voilà : pour cela, il faudrait redécouvrir la notion de frontières. Au grand air sans frontières, on se sert les coudes entre pairs.

Bowling for Colombine

(super titre, hein? ben ouais, ça me fait toujours autant chier, les titres)


J'avais encore jamais vu ce célibrissime documentaire. Comme toujours ça se laisse regarder, mais comme toujours, Moore est ambigüe.

Les faits : le taux de mortalité criminelle est énorme aux USA comparativement aux autres pays développés.

Pourquoi? Moore démonte les arguments habituellement utilisés : la violence de son passé (pas plus que le Japon, l'Allemagne ou la France) ; la coexistance des races (pas plus qu'en Angleterre ou au Canada) ; la pauvreté (pas plus qu'en Angleterre) ; le déclin des valeurs familiales (pas plus qu'en Europe).

Bref, rien ne semble expliquer cette violence, jusqu'a ce que Moore pointe du doigt un phénomène intéressant : le traitement disproportionné des faits divers par les médias US, leur don pour déclancher la parano (attention aux abeilles! attention aux bonbons empoisonnés, attention aux voleurs, etc.)

Moore se rend alors au Canada, ou il constate un fort taux de possession d'armes à feu, mais les gens ne semblent pa craindre leurs voisins. Pourquoi? Moore parle brièvement des médias, mais glisse bien vite sur le social, et là, son discours est contradictoire. D'un côté il dit que le taux de chômage est plus élevé au Canada (sous entendu : la pauvreté n'est pas la cause de la violence), de l'autre il pointe l'importance de la protection sociale dans le pays.

ça devient donc assez embrouillé. L'explication sociale serait-elle la bonne? Ou faut-il accuser les médias US? Surtout que Moore y revient, en notant les collusions entre abolition des programmes sociaux, diffusion de la peur et croissance du lobby militaire.

Mais là, ce que Moore se garde bien de dire c'est que l'abandon de ces programmes sociaux a été voté sous Clinton (avec une chambre républicaine, certes, mais ne me semble pas que les démocrates aient proclamé leur intention de revenir là-dessus). Il se garde de dire que les agressions militaires n'ont pas été inventées par Bush (remember le Soudan et le Kossovo).

Ces oublis partiaux rendent le documentaire brouillon, à tel point que la fin est entièrement consacré à la NRA. Ben alors, Mike, t'as déjà oublié que les Canadiens ont des armes eux aussi?

Et ça se termine par un pathos sur une fillette de 6 ans tuée par un camarade de classe.... Comme si c'était la faute de Charlton Heston (gros con raciste, soit dit en passant).



La vraie cause selon moi tient à l'origine même de l'Amérique : une secte de puritains WASP, totalement imbibés d'individualisme. En clair : ne compte que sur toi, pas sur l'Etat. Ah! bien sur, aux "States", tout est possible, tu peux entreprendre, camarade! Mais les sourires de voisinage cachent mal l'individualisme profond dont les conséquences sont un Etat faible (faible concernant la protection des citoyens, donc fort concernant la pérennisation de la ploutocratie -96% des députés élus aux dernières législatives disposaient d'un budget de campagne plus important que leur adversaire, et ce n'est qu'une goutte d'eau d'exemple).

Et que se passe-t-il quand l'Etat est faible? Bing! Développement des communautés, des milices, des crimes. Le scénario classique qu'on a bien connu sous Childeric III et consort...

Etat faible, médias forts, entretenant la peur. 600 % de hausse de la couverture des crimes et délits. Explosion des ventes d'armes, hausse gigantesque du budget militaire, qui entraine à son tour une hausse de la peur, qui entraine une hausse de la couverture des crimes et délits, etc, etc, ze boucle is boucled, comme on dit à Omaha.





Petite note parallèle : si les médias US se font une spécialité du crime, les médias français s'en font une de l'autoflagellation. Rien que ce soir : "un maire condamné pour discrimination", "le crime de l'armée française en Côte d'Ivoire", un téléfilm sur le SAC. Tout cela ne pouvant à la longue qu'entraîner un dégoût de ce pays par les habitants les plus fraîchement installé (bon, c'est un peu ampoulé : par les noirs et les arabes, quoi) ; et une tendance bien française à l'autodénigrement (qui cache mal un racisme paternaliste refoulé et un égocentrisme délirant).

26/11/2005

Un petit moment de bonheur...

Du bon vieux jazz, la neige qui tombe dehors, un bon thé...

Finkielkraut répond à ses accusateurs

Le Nouvel Observateur publie aujourd’hui la transcription de l’interview d’Alain Finkielkraut par Jean-Pierre Elkabach, sur Europe 1, ce 25 novembre.

Jean-Pierre Elkabach : Quand une société est en crise, un intellectuel, surtout reconnu et influent comme vous, Alain Finkielkraut, est supposé prendre de la hauteur et apaiser les esprits. Or, vos dernières déclarations dans des journaux étrangers sont jugées pour le moins inacceptables et le tout fait scandale aujourd'hui et va faire scandale. Alain Finkielkraut bonjour.

Alain Finkielkraut : Bonjour.

J.-P. E. : Qu'est-ce qui vous a pris ?

A. F. : Heu… Jean-Pierre Elkabach, je cherche la vérité, c'est comme ça que je conçois mon travail et parfois, pour trouver le vrai, j'essaye, je déchire, je crois devoir déchirer le rideau des discours convenus. Je le fais au risque de me tromper, au risque aussi de susciter pour le peu de vrai que je découvre des haines inexpiables. Mais là, il s'agit de tout autre chose.
Du puzzle de citations qu'il y a eu dans Le Monde, surgit un personnage odieux, antipathique, grotesque, auquel je n'aurais pas envie de serrer la main et on me dit, et là le cauchemar commence, que ce personnage c'est moi, je suis sommé d'habiter ce corps textuel, d'en répondre devant le tribunal de l'opinion. Soudain, j'ai quitté l'univers du dialogue et je suis entré dans celui du procès. Alors, j'ai envie de me défendre. J'ai envie de me défendre mais aussi, quelquefois, on peut, devant des choses comme ça, avoir envie de mourir.

J.-P. E. : Il ne faut pas exagérer, vous n'êtes pas un naïf, mais vous savez que vous avez provoqué des dégâts en cascade et qui commencent. Qu'est-ce que vous avez dit? On va essayer de prendre quelques propos et, en tout cas, des citations, et vous allez les commenter vous-même. Vous dites : "on voudrait réduire les émeutes en banlieue à leur dimension sociale or la plupart des émeutiers sont noirs ou arabes avec une identité musulmane. C'était une révolte à caractère ethnique et religieux". Ethnique c'est à dire racial ?

A. F. : Ecoutez…

J.-P. E. : Vous l'avez dit.

A. F. : Je le dis mais, Jean-Pierre Elkabach, tout le monde le pense parce que parler de l'origine des émeutiers est considéré comme une attitude raciste et, d'un autre côté, la réaction unanime à ces émeutes c'est la dénonciation de la discrimination contre les minorités visibles. S'il s'agissait d'une pure émeute sociale dans un quartier, on aurait parlé du chômage, on aurait parlé de la nécessité de rénover les banlieues, on n'aurait pas parlé de la lutte contre la discrimination à l'embauche et à l'emploi. Mais j'ajoute, au cours de l'article, qu'on ne doit faire aucun amalgame. Si je reconnais comme tout le monde le caractère ethnique de ces révoltes, loin de moi l'idée de rassembler tous les Français d'origine africaine et nord-africaine dans un même opprobre, et j'ajoute d'ailleurs que, même les auteurs de ce grand saccage, je les plains plutôt que je ne les accuse.

J.-P. E. : Oui. Dans les émeutes, quelle est la part d'un certain islam ou de la religion, pour vous, puisque vous dites "caractère ethnique et religieux"?

A. F. : Oui, là non. Ce n'est pas juste, c'est une vague référence identitaire. La religion en tant que telle n'est pas présente.
Il se trouve qu'un certain nombre de gens en France, de jeunes notamment, disent, en parlant des autres Français : "les Français". En s'affublant justement d'une identité musulmane. Ils ne sont pas les seuls à le faire. L'une des tragédies de notre temps, c'est la grande désaffiliation nationale. Et, dans l'article, je dis que certains juifs peuvent avoir la même tentation: la France c'est l'utilité, la judéité c'est l'identité. A ces juifs-là, je reproche leur inconséquence et je leur dis : "non", et je leur dis, dans l'entretien, soyez logiques avec vous-mêmes. Si la France c'est simplement une compagnie d'assurance et si votre identité est ailleurs…

J.-P. E. : Oui, mais, comme vous l'avez dit au journal israélien Haaretz, cette partie-là a été supprimée. Il y a en France, dites-vous, Alain Finkielkraut, des gens qui haïssent la République, il s'agit d'un pogrome anti-républicain.

A. F. : Oui. Je dirai, pour retirer les connotations judéo-centrées du mot "pogrome", qu'il s'agit d'un grand saccage anti-républicain.
Et je dis moi que notre société compassionnelle souffre d'une véritable apathie morale, dans la mesure où elle n'a pas perçu, si vous voulez, les caillassages de pompiers et les incendies d'écoles comme un acte sacrilège. Quel est notre rapport à nous et à l'école pour qu'au fond nous voyions simplement ça comme un symptôme et que nous traitions les auteurs comme des victimes?

J.-P. E. : Qui les influence, ces auteurs ?

A. F. : Vous voyez, eh bien moi je vais vous dire. C'est pas une réponse à Sarkozy, c'est pas la politique, c'est un climat social…

J.-P. E. : Mais qui ?

A. F. : Eh bien, le vide spirituel de notre société qui pratique…

J.-P. E. : Qui? Les écoles ?

A. F. : Non

J.-P. E. : Les lycées? Vous l'avez dit.

A. F. : Oui

J.-P. E. : Les vidéos, les musiques…

A. F. : Le culte de l'immédiat, qui prend le pas sur celui de l'étude, sur celui de l'école où l'on cultive précisément patience et longueur de temps.
Evidemment, dans une société où tout est axé sur l'utilité d'un côté et sur la jouissance immédiate et la consommation sans fin des produits, on crée des êtres frustrés qui veulent s'emparer de tout, tout de suite.

J.-P. E. : Alain Finkielkraut d'accord. Aujourd'hui, on essaye de comprendre ce que vous avez dit…

A. F. : Ben, oui…

J.-P. E. : ...ce qui vous motive. Vous dites les Noirs et les Arabes.

A. F. : Non.

J.-P. E. : Oui, oui, dans l'interview, enfin, tel qu'elle est revenue en France, ils sont Français et vous le savez. Qu'est-ce que la France va faire d'eux? Il faut qu'elle les mette dehors, alors qu'ils sont chez eux?

A. F. : Non.

J.-P. E. : Quand Jacques Chirac les appelle les fils et filles de la République, il le fait à tort ou à raison?

A. F. : Non. A raison, à raison. Simplement, il faut prendre acte d'une haine extrêmement violente et ne pas répondre à cette haine en disant nous sommes haïssables… la grande difficulté aujourd'hui c'est d'intégrer des gens qui n'aiment pas la France dans une France qui ne s'aime pas. Mais l'intégration, bien sûr, doit rester notre but et on a manqué…

J.-P. E. : D'accord, mais est-ce qu'à la haine, vous le philosophe, comme disait July, vous l'intellectuel vous devez répondre par la haine ?

A. F. : Non. Et je ne réponds pas par la haine, mais je me dis que, justement, on a raté une véritable occasion de leur tendre la main. Les auteurs de ce grand saccage, on le voit, sont des gens déstructurés. Qu'est-ce que ça veut dire déstructuré ? Ca veut dire la perte des repères, on ne sait plus où est le bien, le mal, le licite ou l'illicite. Il fallait les fixer ces repères, les affirmer, c'était ça, les aider.

J.-P. E. : D'accord. Continuons de comprendre ce que vous avez dit, parce que les propos vont vous revenir. Vous vous en prenez à Dieudonné. Vous dites "le porte-parole de la théologie de la haine, etc." Il est, dites-vous, "le vrai patron de l'antisémitisme". Ça, vous le confirmez ?

A. F. : Ce que je confirme aujourd'hui, c'est que le devoir de mémoire, dont on parle tant, se constitue à partir des réclamations de Dieudonné.

J.-P. E. : Mais pourquoi, pourquoi vous ne l'oubliez pas?

A. F. : Parce que…

J.-P. E.: Est-ce que c'est une raison, hein, de l'imiter et d'entretenir - s'il entretient la haine -, d'entretenir…

A. F. : Jean-Pierre Elkabach, je n'entretiens aucune haine. Je répète que je n'ai aucun rapport avec le personnage que dessine ce puzzle [celui de l’article du Monde]. Ce personnage, je le déteste comme tout le monde.

J.-P. E. : Ce personnage qui? Dieudonné, ou Finkielkraut ?

A. F. : Moi!

J.-P. E. : Finkielkraut.

A. F. : Pas Finkielkraut ! Ce personnage textuel dans lequel… cette tunique de Nessus que je suis obligé d'habiter. Moi je vous dis simplement que, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on dit ? On dit : il faut soigner les blessures identitaires, heu, des Africains d'origine ou des gens d'origine africaine…

J.-P. E. : Avec raison, on le dit, ou tort ?

A. F. : Oui. Mais on le dit mal, puisque on dit : soigner ces blessures identitaires, c'est arracher aux juifs un je ne sais quel monopole du malheur. Donc, nous sommes sommés de penser la colonisation sur le modèle de la Shoah, de penser l'esclavage sur le modèle de la Shoah. On le fait au prix de la vérité et ce faisant on entretient la haine.
Une soi-disant concurrence des victimes… Jean-Pierre Elkabach, je ne suis pas une victime, j'honore la mémoire des victimes, j'ai écrit "Le juif imaginaire" pour contester toute identification avec les victimes. Il ne s'agit pas…

J.-P. E. : D'accord, mais aujourd'hui, qu'est-ce qu'on lit du personnage - ne vous énervez pas - du personnage qui apparaît, qui n'est probablement pas vous, mais que les gens vont penser être vous, parce que vous n'êtes pas un naïf, vous n'avez pas besoin que Jean-Marie Le Pen puisse se taire parce que vous faites le boulot, et d'autre part, que vous faites un cadeau par des provocations à Dieudonné et [à] ce qu'il représente aujourd'hui.

A. F. : Le cadeau fait à Dieudonné, c'est précisément de répondre à ces objurgations et de penser la mémoire de la colonisation et de l'esclavage comme il le demande, et ainsi d'ailleurs on ne peut pas parler des traites négrières non atlantiques, on ne peut pas parler du fait que [si] l'Occident a une spécificité dans cette affaire, c'est l'abolitionnisme. Quand quelqu'un en parle, Olivier Pétré-Grenouilleau, il est dans le même pétrin que moi. Mais on m'accuse aussi d'autre chose et, là, je voudrais répondre.
J'ai parlé - d'après ce qu'on croit, hein, en lisant ce puzzle [celui du Monde] qui constitue un homme qui n'est pas moi - avec légèreté et mépris de la France Black-Blanc-Beur. Non ! J'ai dit que la Marseillaise avait été conspuée, alors même que la France présentait cette belle et grande facette multiethnique. Ça veut dire que la société multiraciale peut être aussi une société multiraciste. J'ajoute que, maintenant, la France est devenue Black-Black-Black et que ça suscite la risée de l'Europe. Alors là je veux m'expliquer.

J.-P. E. : Oui, oui, mais vous dites l'exemple du football, on cite: "On nous répète que l'équipe de France est admirée parce qu'elle est Black-Blanc-Beur or aujourd'hui elle est Black-Black-Black, ce qui fait ricaner toute l'Europe. C'est vrai qu'on n’a qu'à mettre un peu de discrimination positive chez les Bleus pour que les Blancs jouent mieux, mieux, ou comme les Blacks".

A. F. : Ils joueraient moins bien.

J.-P. E. : Alors allez-y.

A. F. : Alors j'y vais. J'y vais.
J'ai dit simplement, qu'est-ce que c'est, pourquoi cette singularité française, c'est une séquelle du colonialisme, c'est un privilège post-colonial, et le rire dont j'ai parlé, je vais vous dire ce que c'est que ce rire. Là, j'étais en confiance, eh bien j'ai pensé à mon père. Mon père m'a initié au foot dans les années 50, hein, il est né en Pologne, il a été déporté de France, c'était un immigré et je suis un immigré de la deuxième génération…

J.-P. E. : Oui, oui, oui, attendez, justement, vous dites souvent je suis né Polonais en France, immigré de la seconde génération. Est-ce que vous, Finkielkraut, vous n'avez pas le devoir de tendre la main et de parler au-tre-ment !

A. F. : Je leur tends la main. Je leur tends la main. Je leur tends la main, mais d'abord je veux m'expliquer. Il [mon père, ndlr du Nouvel Observateur] voyait la composition de l'équipe de France, Ciszowski, Kopa, c'est à dire Kopaszewski, Piantoni, et il s'amusait et il a dit: "mais est-ce qu'il y a des Français dans cette équipe?". Il entendait par là, Français de souche, c'était un rire innocent, un rire sans méchanceté dont j'ai voulu faire ressentir l'écho dans ce texte.
J'ai eu tort, je suis maintenant marqué d'infamie par cette blague. Ma seule consolation pour moi qui aime tant l'auteur de la plaisanterie c'est d'être devenu un personnage de Kundera. Mais, bien entendu, il faut tendre la main et, bien entendu, moi je me pense comme un immigré aussi et, et, et de quoi ai-je bénéficié? D'une école exigeante qui m'a appris à bien parler français, or, l'école, aujourd'hui, ne fait pas cela.

J.-P. E. : Alain Finkielkraut, Alain Finkielkraut, si le 10 mai prochain devient jour de mémoire contre l'esclavage, est-ce que vous serez choqué?

A. F. : Non.

J.-P. E. : Des Africains, est-ce qu'on peut le leur dire, ils ont combattu avec les Français pendant les deux dernières guerres mondiales et contre le nazisme: est-ce qu'ils n'aimaient pas la France? Les Africains qui défendent la francophonie est-ce qu'ils n'aiment pas la France ? Et est-ce que les jeunes Français qui sont originaires d'Afrique et du Maghreb, est-ce qu'ils n'aimeront pas d'avantage la France et la République, si elle honore, un jour ou l'autre, leurs grands-parents?

A. F. : Mais, bien entendu.
Mais s'il s'agit d'un prétexte [pour] s'identifier soi-même aux victimes, pour se délier de toute obligation et se constituer en ayant-droit rancuniers, non ! Mais je pense que la France n'est aimée en France par personne, et c'est aussi un des problèmes qu'elle a.

J.-P. E. : Mais n'entretenons pas alors la haine. Alors, ce matin, Alain Finkielkraut, ici, qu'est-ce que vous dites aux Français d'origine africaine et maghrébine, qui se sentent blessés et insultés par vos propos?

A. F. : Je leur dis que je déteste autant qu'eux le personnage né de ce puzzle [de l’article du Monde], que je ne lui serrerais pas la main. Je leur dis que je ne pense pas comme lui.

J.-P. E. : Mais ils s'en foutent ! A eux, qu'est-ce que vous leur dites?

A. F. : Je leur dis que…

J.-P. E. : Est-ce que vous leur dites : "je retire une partie des propos, sinon mon analyse, que…

A. F. : Jean-Pierre Elkabach, je ne peux pas faire une autocritique d'un assemblage où je ne me reconnais pas. Ce que je dis simplement c'est que, quand je parle du colonialisme et de l'ambition qui était celle de la philosophie des Lumières [à savoir] d'éduquer les sauvages, je ne reprends pas le terme de sauvage à mon compte.
Il m'est radicalement étranger.

J.-P. E. : Mais pourtant Haaretz le dit.

A. F. : Oui…

J.-P. E. : Est-ce que je peux vous poser une question qui est dans la tête de tout le monde ? Tous ces propos inouïs, vous les tenez à la presse étrangère. Vous dites qu'il est impossible - et je l'ai lu en anglais et en français pas en hébreu - de s'exprimer, en France, tant règne la démagogie. Comment vous vous pouvez dire ce mensonge?

A. F. : Je ne dis pas qu'on ne peut pas s'exprimer en France.

J.-P. E. : Ce n'est pas parce que vous le faites là, mais vous êtes sur toutes les télés, vous écrivez dans le Figaro, dans …

A. F. : Regardez…

J.-P. E. : Dites-moi pourquoi?

A. F. : Regardez ce qui m'arrive quand, en gardant à l'esprit les dangers de l'amalgame raciste et en maintenant ma haine à l'égard de ceux qui précisément en France cultivent la préférence nationale, regardez ce qui m'arrive. Je suis quand même l'objet d'un véritable lynchage…

J.-P. E. : N'exagérons pas...

A. F. : Je ne suis pas sûr d'avoir tort.

J.-P. E. : Mais qui est responsable si vous êtes d'abord… N'exagérons pas le lynchage.

A. F. : C'est vous-même qui m'en parlez.

J.-P. E. : Non, non, non. Mais qui, qui est responsable ? Pourquoi vous avez récidivé, parce que vos propos ont choqué même vos plus proches amis, et vous le savez.

A. F. : Mes propos n'ont choqué que ceux de mes amis qui ont lu le puzzle [du Monde], ils n'ont pas choqué, même s'ils n'étaient pas d'accord, ceux qui ont lu l'article. Et je vous prie de comprendre que je suis malgré tout victime d'un immense malentendu, mais je voudrais ajouter que le problème, en France, aujourd'hui, c'est celui d'un vide spirituel généralisé. Et le meilleur moyen de tendre la main à ces émeutiers, c'est de les mettre devant la responsabilité de ces actes et, face à eux, de consacrer de nouveau les lieux d'étude qu'ils ont saccagés et les consacrer pour eux parce que le parler banlieue qu'ils affichent, avec une certaine hargne, est le pire handicap. Il faut reconquérir les territoires de la République et il faut que la langue française reconquière ce parler, car sinon, ils ne s'en sortiront pas. Et moi je pense qu'il faut qu'ils s'en sortent.

J.-P. E. : Qu'est-ce que vous faites à l'égard de Haaretz et des propos que vous ne reconnaissez pas et qui font ce personnage dont vous parlez. Est-ce que vous allez les attaquer…

A. F. : Non.

J.-P. E. : …parce qu'ici vous allez avoir le Mrap, qui s'exprime déjà, différentes associations et organisations, peut-être des procès et, euh, d'ailleurs, est-ce que vous avez reçu des menaces?

A. F. : Ben, écoutez, on verra, pas encore, mais on demande maintenant mon exclusion de France-Culture, quand même, voyez ce qui est en train de se passer.

J.-P. E. : Quelle est la leçon morale et politique pour Finkielkraut, parce qu'il y a un programme qui continue…

A. F. : La leçon politique c'est qu'en effet je ne dois plus donner d'interview, notamment à des journaux dont je ne contrôle pas le destin, pour lesquels je ne peux pas contrôler le destin ou la traduction de ce que j'écris. La leçon morale, c'est qu'il faut continuer, envers et contre tout, à regarder la réalité en face, parce que c'est un confort inouï que de se réfugier dans une attitude compassionnelle qui ressemble, en réalité, à la non-assistance à personne en danger.

J.-P. E. : D'accord, ça c'est très bien, mais vous dites pas d'amalgame et d'une certaine façon vous présentez des excuses à ceux que vous avez blessés, oui ou non?

A. F. : Je présente des excuses à ceux que ce personnage que je ne suis pas a blessés, je n'ai en moi aucun sentiment de mépris ou de haine à l'égard de quelque collectivité que ce soit, et je me sens solidaire, par vocation, des nouveaux immigrés en France et notamment des immigrés de la deuxième ou troisième génération.

J.-P. E. : Merci Alain Finkielkraut - le vrai, hein -, d'avoir choisi Europe 1 pour vous expliquer.


© Europe 1

 

 

 

 Et bien voilà. Pondéré, juste (à l'exception de l'acceptation du 10 mai comme journée de l'esclavage, puisque la civilisation occidentale fut la première à mettre au ban de l'humanité ce fléau, ça me semble tout à fait injuste). Finkiekraut prouve par cette interview qu'il n'est pas le monstre "sharonien" qu'on a bien voulu en faire -même s'il est vrai qu'il perd de son objectivité dès qu'il parle du problème palestinien. J'espère que tout ceux qui souhaient une Palestine indépendante auront eux aussi l'objectivité de reconnaître l'honnêteté intellectuelle de Finkielkraut.

 

25/11/2005

Restos du coeur > vomir

Je ne sais pourquoi je suis tombé sur le début d'une émission de TF1 pour les restos du Coeur (sic).

 

Jean-Pierre Foucault dixit : "En 86, les restos délivraient 10 millions de repas. Aujourd'hui, c'est 66 millions"

 

Et il était ravi en disant cela, le gras marseillais! 

 

Bravo Jean-Pierre, succès! formidable! génial!  

Piteux Ipocrytes.

Le PI de Renaud Camus continue à s'enfoncer dans la veulerie... J'y faisais ce matin part de ma dernière note. Il n'aura pas fallu une heure à Luc Chercellay pour effacer le message. Ces petits marquis veulent bien taper sur le MRAP, mais pas chez eux!

Comme dit certain : salissez-vous les mains, j'approuve en privé, mais en public, je vous hue.

D'ailleurs entre nous soit dit, plutot que de s'attaquer à Finkielkraut (qui s'est exprimé crûment, mais rien dans ses propos qui ressemble à de la haine raciale) ou de défendre les racistes rappeurs (je ne parle pas de tous les rappeurs), le MRAP devrait jeter un oeil aux propos de deux ou trois membres du PI, qui eux, font bel et bien preuve de haine raciale. Qu'il est triste de voir le meilleur écrivain français de sa génération (et même des autres, en fait) soutenu par de tels individus. Qu'il est triste qu'il ne s'en rende pas compte. Qu'il est triste que les membres estimables du forum du PI (car il y en a pleins : Pitron, Bayol, Gandilhon, VS, Francesconi, Lechat, Vallet, etc.) ne s'en rendent pas compte non plus.

 

Renaud Camus a écrit un "Eloge de la honte", ouvrage capital contre la barbarie "soi-mêmiste" (chui comme ça, rien à foutre de la politesse, je te tutoie direct, chui nature, etc.), mais il applique sa théorie de manière trop extrème. Le sentiment de honte, du "qu'en dira-t-on" est poussé si loin chez lui que ça en influe ses idées politiques, or s'il y a un domaine ou le soi-mêmisme doit règner en maître, c'est celui-là. Première erreur du Maître (il ne me croira pas, mais j'emploie ce qualificatif sans ironie).

Cette première erreur conduit à la seconde : l'incapacité psychologique de reconnaitre les incohérences de son mouvement. Déplorer les nocences, les tôles ondulées dans les campagnes, les rues piétonnes avec musique en haut-parleur, le tutoiement, la vulgarité croissante, le "bougisme" etc., tout en soutenant fermement le libéralisme économique (et son soutien politique physique : l'Amérique), qu''est-ce donc sinon de l'incohérence?

 

 

Saigner le MRAP comme un porc


Le MRAP a encore frappé en publiant le communiqué suivant :

Le MRAP a pris connaissance de la plainte déposée par plusieurs députés à l'encontre de chanteurs de Rap au motif que leurs chansons appellent à la violence. Cette démarche révèle pour le moins l’inculture de ces élus dans le domaine de la chanson française qui a charrié des textes similaires.

Afin de parfaire la culture musicale des élus de l'UMP, le MRAP met à leur disposition des extraits des chansons de divers artistes français, dont les textes appellent à la violence, à la sédition, au mépris de l'armée et de la police. Toujours dans le but d'aider les parlementaires dans leur entreprise de purge culturelle, il ouvre sur son site un espace permettant de mettre à disposition des élus concernés tous les textes susceptibles de faire l'objet de plainte de leur part. Les internautes sont invités à aider les parlementaires de la majorité en adressant au MRAP les textes litigieux des chansons françaises qui seront alors fournis aux députés concernés. Notre mouvement ne doute pas que soucieux d'égalité devant la loi, les élus de l'UMP demanderont la sanction de la diffusion des chansons concernées. Faute d'une plainte immédiate contre les chanteurs indiqués ou d'une demande de retrait des disques concernés sur les rayons des disquaires, le MRAP en conclurait que la plainte contre les rappeurs est de nature discriminatoire et donc raciste. Le MRAP étudierait alors les conditions d'une action en justice pour plainte discriminatoire et harcèlement au faciès.

Le MRAP rappelle en outre que sans approuver le contenu des chansons concernées, il reste attaché à la liberté d'expression culturelle et condamne cette basse manoeuvre politique des élus de l'UMP qui vise à chasser sur les terres électorales de l'extrême droite. Le MRAP ne peut que condamner cette logique qui sous-tend cette démarche : celle du bouc émissaire. En effet après les immigrés, la polygamie, ce sont désormais les artistes qui sont montrés comme les incendiaires de nos banlieues. Cette attitude révèle non seulement la surdité mais aussi la myopie de ce gouvernement devant les urgences sociales, économiques, et politiques que cette insurrection des exclus révèle.

Paris, le 24 novembre 2004.

Puisque visiblement ces crétins intégraux mettent sur le même plan les appels à la haine raciale des groupes visés par Grosdidier avec (je suppose) des chansons du genre du "Déserteur" de Vian (sur Skyrock ce matin dans leurs infos on parlait de cette affaire en donnant pour exemple "Brassens, Ferré, renaud interdits sous Vichy" (sic et !) ),

je propose donc d'écrire la chanson suivante sur le MRAP, dont j'espère vivement le soutien :

j'aimerais voir brûler le MRAP au napalm Sous les flammes façon Vietnam tandis que ceux de ton espèce galopent (…) J'ai envie de dégainer sur des gens du MRAP

Flippe pour ta femme tes enfants pour ta race… On s’est installé ici, c’est vous qu’on va mettre dehors Brûler leur sperme en échantillons, souder leurs chattes J’suis pas le bienvenu, mais j’suis là, (...), J’suis venu manger et chier là. Quand j’vois le MRAP les jambes écartées j’l’enc… sans huile. Z’ont dévalisé la France... J’vais piller l'Afrique Attends-toi à bouffer du calibre. J’rêve de loger dans la tête d’un militant du MRAP une balle de G.L.O.C.K.

" J'baise votre assoce " La djelaba, depuis tout p'tit nous haïssons On remballe et on leur pète leur fion. Faut pas qu'y ait une bavure ou dans la ville ça va péter, Du balayeur a l'épicier: tous détestés ! A la moindre occasion, dès qu'tu l'peux, faut les baiser. Bats les couilles les porcs qui représentent l'antiracisme en France"

Niquer l'systeme, ils auront le feu car ils ont semé la haine, qu'on les brule, qu'on les pende ou qu'on les jette dans la Seine, Elle cherche à bruler nos racines, mais ya des soldats, des vrais guerriers dans l'ghetto J'aimerais etre dans la peau de ce flingue tenu dans la main d'un blanc qui se verrait caler Mouloud Anaoui

J'aime pas ce pays l'Algérie et l'arabe ,son systeme son baratin

Pour mission exterminer les ministres et les antiracistes L'Afrique est une garce et on s'est fait trahir On nique l'Algérie sous une tendance de musique populaire Les frères sont armés jusqu'aux dents, tous prêts à faire la guerre Faudrait changer les lois et pouvoir voir Bientôt à Alger des blancs au pouvoir Faut que ça pète ! Frère je lance un appel, on est là pour tous niquer

L'Afrique aux africains, tant qu'j'y serai, Total, Bouygues, ça serait impossible Leur laisser des traces et des séquelles avant de crever. Faut leur en faire baver v'la la seule chose qu'ils ont mérités T'façon j'ai plus rien à perdre, j'aimerais les faire pendre Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir Ils canalisent la révolte pour éviter la guerre civile

Allez-y, lâchez les pitts, cassez les vitres, quoi Rien à foutre, d'façon en face c'est des antiracistes C'est U.N.I.T.Y, latins, slaves,germains, tway Mais si on veut contrôler La Meqque, tu sais que ça sera tous ensemble Ca y est les pitts sont lâchés, les villes sont à chier, les vitres sont cassées, Les pasdarans sont lynchés, enfin, ça soulage, Faut que La Meqque crame Ce soir à mort Ben Laden, On redémarre la guillotine, pire qu'à Djibouti Jerusalem brûle et cette fois-ci, pas de Saladin On vous élimine, puisque que c'est trop tard L'Afrique pète, J'espère que t'as capté le concept

Quand le macro prend le micro, c’est pour niquer l'Afrique Guerre raciale, guerre fatale œil pour œil dent pour dent organisation radicale, par tous les moyens il faut leur niquer leurs mères

Africain, c’est toi qui perds….Flippent pour ta femme tes enfants pour ta race…on s’est installé ici c’est vous qu’on va mettre dehors ! Les blancs vont tout niquer, j’m’répète , j’m ‘en bats les couilles je veux repartir friqué

C’est physique, biologique au drapeau rasta j’suis allergique, Je leur en fait baver, ces négros,

j'suis fier d'être européen. J'peux pas trahir ma choucroute au riesling. JESUS à Toi seul l'homme doit toute son adoration, les vrais savent, On a pas oublié l'enfant que Mahomet a baisé, la Provence pillée par les esclavagistes d'Alger

vote pour emmener les antiporcs à la morgue, Eh aryen!! C’est l’heure d’manger

Le MRAP nous l'a mis profond, A l'envers on va lui faire, On est venu récupérer notre du

Dans vos rues on va faire couler votre pu Attends toi à plus d'un attentat là-bas en Afrique, loin des ambiances "pétard" 14 juillet on te saigne. on repartira avec leur argent, leur sang et leurs pes-sa L'Afrique n’est pas territoire neutre. Mes troupes sont mobilisées Ils ont leurs matières premières Nous à défaut on impose nos lieux de non-droits Et si c’est ça qu’ils veulent on va s’armer et s’entourer d’milices

Mais on reste pratiquants, militaires Nos psaumes récitées Par nos missionnaires de cité à cité. Nique la justice Y'a qu'dieu qui peut me juger Rien qu’j’dors plus, sur cette terre de colonisés impurs L pour ma Loi suprême représentée par le C Chrétienté.

Un jour j’te souris, Un jour j’te crève J’perds mon temps à m’dire qu’j’finirais bien par leur tirer d’ssus. Lingane dans la violence incite.

Et si ma haine diminue C’est qu’les anti-porcs sont morts et qui m’reste plus qu’dix minutes On met leurs femmes sans dessous Mais attention y’a tension quand j’vois un anti-porc chez moi. A rien apprendre sauf que les anti-porcs sont à pendre

J’suis venu en paix, pour faire la guerre aux bâtards... Chante pour que les anti-porcs rampent .... Et sur mon palier, ça sent que le cassoulet, la choucroute ou l'saucisson En tout cas pas l’couscous ou bien l’maffé.

 

 

Je précise bien sûr que les insanités ci-dessus ne sont qu'une parodie inversée, destinée à mettre en avant  le racisme avéré , haineux, barbare, de ces fils de pute de Lunatic, Fabe, 113, Sniper et Cie...

 

J'attend néanmoins le soutien du MRAP au nom de '"l'art"! 

22/11/2005

Comment est apparu l'argent

1-deux type sur une ile déserte avec des bananes et des chevres


chacun mange les bananes et bute les chêvres (sauf les pleines, j'ai vu Koh-Lanta)


2-au bout d'un moment, ils en ont marre de dormir sur un sol dur (temps chaud) ou boueux (crachin)

3-Ndolé (le premier chasseur-cueilleur) décide de changer un peu. "Tiens, je vais cultiver des patates", dit-il.

Sponj, le second, se dit "oalala, ce bois ferait du parfait mobilier"

4-hey coool, on va s'échanger une chaise contre un sac de patates, ok sponj?

Problème, une fois qu'il a sa chaise, son toit, sa table etc, Ndolé ne voit pas pourquoi ils donnerait un sac de patates à sponj. Pas besoin de deux tables, etc.

5-arrive Mike Tyson et deux potes genre Lohmu
"hey les mecs, j'ai la solution à vos problemes. Je vais utiliser des coquilles de moule qui auront une valeur symbolique (10 coquilles=1 sac de patates=1 chaise=0,25 table)"

"oui bon", dit Sponj, "mais qui me garantis que si je lui donne 10 coquilles il les garde et me donne pas ma table (peut pas la livrer de suite)?"
"simple", dit lohmu : "mes potes lui cassent la gueule en cas d'escroquerie"


LEçON 1 : pas d'argent sans etat.

6-manque de bol, des coquilles de moules, y'en a des tonnes, sponj le malin décide d'en chercher de quoi rempir dix sacs et d'cheter ses patates sans vendre de meubles. Donc plus de meubles

7-olalala, se dit lohmu, faut faire quelque chose : la coquille c'est trop facile à trouver. Y'a justement de l'or, vers le nord, je vais le confisquer, et en faire des pièces, seules ces pièces pourront servir

et comment les distribuer?

  Et bien en fonction de la valeur de la pièce on va vous distribuer n pièces d'or pour n patates produites en 1 an, idem pour sponj avec ses planches

8-la comunauté de l'île se développe tellemet que 150 personnes des iles tonga arrive sur l'ile. Eux aussi cultivent, construisent vendent. Problème : la mine d'or s'épuise. Faut donc vendre à l'étranger plus qu'on lui achète
ou alors envahir l'étranger , les piller et ramener le pognon


REGLE 2 : la monnaie métallique induit une éconoie de pénurie.



demain, nous verrons l'apparition de la banque

21/11/2005

Vivent les banques!

La CAF devait me verser à nouveau le RMI, suspendu depuis octobre. Selon eux, l'argent est parti le 16...

On est le 21, toujours rien, vivent les banques!

(allez, ça ne fera qu'un jour de plus à déguster un seul et copieux repas délicieux de riz à la pâte de curry...)

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