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26/02/2007
Cémentine Autain, la gauche vide....
Via une recherche sur Alain Soral, je viens de tomber sur le blogue de Clémentine Autain, la belle* féministe du parti ex-communiste ex-français.
Dans l'article suivant : http://clementineautain.fr/2007/02/17/quand-alain-soral-s..., voici ce qu'elle écrit : L’homme est malheureusement un habile débatteur, un dangereux faiseur. A tel point que j’avais pris la décision de ne plus jamais débattre avec lui.
tellement plus facile, hein, Clémentine!
Puis finalement, elle se ravise, plastronnant : Pas sûr que je ne tente pas de lui claquer prochainement le beignet sur un plateau ou deux. Qui sait !
Essaie donc, bonne poire, tu risque de te prendre un gros pain dans ta jolie face. Qui sait ?**
*J'emploie à dessein ce qualificatif, je sais que ça l'énerve.
**Note trop courte, certes, mais Clémentine incarne tellement le vide intersidéral iédologique de la gauche que'il ne me semble pas utile de décrire ce néant en cinq pages. J'y reviendrais pourtant, chers lecteurs, plus en détail, lors de la prochaine intervention télé de Royal.
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24/02/2007
J'avais un ami
Il intervenait de temps à autre ici, sous le pseudo de "un ami" (c'est un mec qui a l'esprit pratique).
Pour des raisons de discretions, je l'appelerais Habib.
J'ai connu Habib sur les bancs de la fac de Brest, ou nous étudiions (étudiâmes?) l'Histoire. On était du genre à se placer au milieu (les éleves, et les étudiants pareillement, se classent en trois catégories : les bucheûrs, souvent de sexe féminin, qui se placent au premier rang et notent tout ce que dit le prof, de A à Z, même quand ledit prof répète la même chose avec trois phrases différentes).
Ensuite, il y a "ceux du fond", généralement mâles ou demi-putes. Ils finissent souvent en BEP ou en hommes d'affaires richissimes (mais c'est plus rare).
Enfin, il y a les tièdes (que Dieu vomit, mais ça fait du bien de vomir, c'est un plaisir physique, un cadeau du ciel après l'agonie de la nausée), les je-m'en-foutistes, ceux qui ont trop peu de personnalité, ceux qui au contraire en ont trop pour tomber dans le troupeau des bûcheurs ou des "ceux-du-fond"), ceux qui sont potentiellement bon éleves, mais qui se contentent d'un 11 de moyenne.
Bref, Habib et moi nous sommes connus en 1991. Il y a toujours quelque chose de magique dans la vitesse à laquelle se forment les amitiés. On riait des mêmes choses, mais ce qui nous a le plus rapproché est que les mêmes choses nous énervaient au plus haut point.
Choses que nous avions en commun : Edika, le Brest Armorique, De Gaulle, Pink Floyd, Desproges, Asimov, "Maurice, Skyrick, 22 heures".
Ce qui nous séparait : son caractère de Vierge parfaitement ordonné, mon caractère de Bélier un peu fou-fou, sa tendance à ne pas détester le libéralisme, ma tendance à ne pas rejeter entièrement le socialisme. son goût pour les aventuriers de la mer du XVIIIe siècle, mon goût pour la théorie politique ; son amour de Dire Strait, ma dévotion pour la House.
Choses que nous détestions de concert :la gauche, l'extrême-gauche, le monde médiatique-au-coeur-sur-la-main, le PSG, le stade rennais, notre vicelard de prof d'Histoire romaine, les USA, Ayrton Senna (bien fait!), Miguel Indurain -et Marc Blondel, j'allais oublier Marc Blondel !
Nous avons traversé la France dans sa petite Fiat (dont Nice-Rennes via Colombey-les-deux-Eglises quasiment d'une seule traite), nous avons été voir Jalabert gagner le criterium de Châteaulin, nous nous sommes téléphonés des heures lorsque nous étions éloignés. Lorsque nous regardions le JT, nous savions que l'autre serait énervé exactement au même moment. Nous avons attendu en vain le Big One (ce tremblement de terre qui devait dévaster la Californie, et qui était prévu pour...1993).
Nous avons traversé ensemble la même période de calme plat sentimental des années 92-95, nous avons eu chacun de notre côté nos petites aventures dans les années qui suivirent, nous avons trouvé l'amour presque au même moment.
Et puis tandis que je passais du statut de jeune journaliste de 25 ans à celui de trentenaire rmiste, Habib, lui, gravissait les échelons de la fonction publique. Il se mariait, achetait une maison, faisait un enfant.
Bref, la Vierge Ordonnée était devenue un adulte responsable, et le bélier fou-fou une sorte de mollusque énervé.
Et parfois, lorsque la pression est trop forte, le bélier donne des coups de corne, juste pour rappeler au monde (bêtement, je vous l'accorde) qu'il existe.
En clair, je lui ai envoyé un mail ou était écrit "VOUS ME FAITES TOUS CHIER" (le "tous" étant là pour faire passer la pilule, car je peux bien l'avouer, c'est à lui, qui ne me téléphonait presque plus, que j'en avais).
Il a répondu par un mail attristé de me voir dans cet état. Je ne me souviens pas de ma réponse, mais elle tenait plus du déni qu'autre chose.
Et un soir -miracle- au lieu du répondeur, je suis tombé sur Habib. Je lui demandais des explications sur...(sur quoi, au fait? me souviens plus. Je ferais un très mauvais diariste). Il m'a répondu d'un ton glacial qu'il n'avait ni l'envie ni le temps de me parler. Fin.
Depuis, j'ai du lui envoyer trois messages téléphoniques, cauchemarder plusieurs fois sur la perte de mon meilleur ami, mais aucune réponse ne m'est arrivée.
Autant la fidélité en amour (la fidélité sexuelle) ne me semble pas indispensable (de mon côté, hein! pas question qu'elle me trompe -ô ne vous scandalisez pas, chiennes de garde, des dizaines de pourcent d'hommes pensent la même chose sans le dire!), autant la fidélité amicale me semble aller de soi(t?).
Autant dire que je vis très mal cette histoire. me voilà sans Meilleur Ami. J'aimerais avoir les mots d'un écrivain pour dire ce que je ressents.
A la vérité, je ne souffre pas tant que ça. sans doute les effets conjugués de la dépression et des médicaments. J'aimerais souffrir comme à vingt ans. J'ai l'impression que l'âge adulte ne se résume qu'à ça : la baisse progressive, implacable, de l'intensité émotionelle.
Mais le bélier idiot persiste à croire que toute cette histoire n'est qu'un malentendu et que ça finira comme un happy-end. Indécrottable.
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23/02/2007
le parti unique de Pierre Driout
Je constate avec plaisir que Pierre Driout se moque du pitre du PI, le sieur Jérôme Vallet, expert en "hihihi" et en imitations du populo (manque de pot, son populo parle comme en 1985).
Je suis un peu vexé que Driout ne dise pas un mot du condensé des oeuvres de Vallet que j'ai compilé sur le forum du parti de l'in-nocence (mais peut-être ce post a-t-il été supprimé?)
deux conseils au bon photographe de Rueil : 1) quand on tient un journal, la moindre des politesses pour le lecteur serait de sérier les textes par date.
2)la page unique de 250 kilomètres de long, c'est assez pénible. Pas assez de place sur son site pour multiplier les pages?
(ah, et puis 3) : enlever, Pierre, ces couleurs de fond ciel et or, on dirait un site de new age de bas-étage)
PS : et non, "lingane" ne vient pas de l'iguane. Cherchez encore, enfin! Google n'est pas fait pour les chiens. La solution est pourtant évidente.
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21/02/2007
Vernissage de Nabe
J'arrive au vernissage, en retard, comme d'habitude. L'estomac serré. Il est vrai que rencontrer Nabe a toujours été intimidant pour moi. Qui plus est dans ce genre d'endroits. Sur le trottoir, je retrouve Besson, jovial comme toujours. Je me détend un peu, au moins un être humain que je connais en ce lieu. Besson ne change pas, toujours rétif à Bernanos ! Le pire est que j'en connais plein comme lui. Qu'est-ce qui les dérange chez ce terrien illuminé?
Je me suis parfois demandé comment Nabe pouvait aimer Bernanos, qui aimait tant son pays. Il le critique encore plus férocement que MEN, mais tout de même, il l'aimait. La réponse était facile : haine de l'ironie voltairienne, de l''esprit de vieillesse (un Dutourd en serait l'incarnation parfaite, genre "bof, bof, tout ça se passait déjà sous les Grecs. Et ça croit faire preuve de sagesse, imbéciles!).
Une autre question me hante toutefois, à laquelle je n'ai pas trouvé de réponse valable : pourquoi notre Byzantin déteste-t-il à ce point la France ?
Bref, après le bol d'air Besson, je rentre dans la galerie. C'est pire que je ne le croyais. J'observe, de petits groupes qui se forment et se reforment. Tout le monde semble se connaître. Les visages montrent qu'il se trouve ici des êtres de différents milieux sociaux.
Mais ils semblent se connaître. Que faire dans ces cas-là? Prendre une coupe, ça occupe.
Et les femmes, les femmes. J'ère dans un univers houellebecquien, rempli de femmes sublimes (à quelques exceptions près, mais c'est l'impression d'ensemble).
Toutes semblent provenir d'un milieu social plus aisé que le mien. ça intimide toujours. Leurs vêtements sont à l'image des tableaux, intenses et beaux.
Les tableaux, donc. Depuis le temps que je désirais les voir "en vrai". C'est ce site, d'ailleurs, qui m'a fait découvrir ce que je subodorais déjà en lisant les Journaux, le Bonheur, et surtout Printemps de Feu : ils allaient me plaire, pas de doutes là-dessus.
(N'allez pas croire que je sois un Nabien béat : Malévitch me fait horreur, le jazz, globalement, m'ennuie. Ce que j'aime chez Nabe ce ne sont pas forcément ses goûts, c'est l'esprit qui les anime, mais j'y reviendrais une autre fois)
Comme on visite une grotte, je suis un couloir imaginaire, regardant bien sagement un tableau après l'autre. Les portraits en noir et blanc sont vifs, mais trop aériens à mon goût (pas de jugement, juste mon impression). Comme tout le monde, je trouve toutefois le Sollers très réussi.
Je tourne à droite, premier choc : l'Orient. L'Orient rien que dans ses yeux. Les yeux de Loti. Une sorte de langueur rêveuse, attentive, potentiellement cruelle. Je ne connais pas Loti, mais je l'aime déjà. Je sais que ce tableau sera sur mon podium. Et il y a le fès, rouge vif, comme il se doit. Quel contraste entre ce rouge et le noir oculaire.
Plus loin, une oeuvre m'intrigue. En faisant le tour complet de la galerie, je confirme : le portrait de Simone Weil est le seul à n'avoir pas de visage. C'est l'oeuvre qui plait le plus à Marcel. ça doit signifier quelque chose, mais quoi? Pffrt, aucune idée.
En face du livre d'or, ah! enfin de l'huile. J'adore le Loti, mais la peinture à l'huile,tout de même, je n'y résiste pas. Et quele peinture. Tiens? Encore un auteur que je n'ai pas lu : Bloy. Je regarde la date : début des années 80 (ou fin 70', je ne sais plus). Visiblement, Nabe pensait à Van Gogh. Mais après tout, le coup de pinceau nerveux, le jaune vif n'est pas réservé aux Néerlandais acouphèniques !
A droite du Bloy huilé, deuxième choc, et troisième auteur non-lu (sauf d'un château l'autre, et encore...). Céline âgé. On ne voit que sa tête, mais on l'imagine bien en robe de chambre dans son pavillon de banlieue. Deux jours après, ce qui me revient en premier, c'est cette barbe naissante, le négligé, et l'oeil, mon Dieu, l'oeil ! On croirait le vrai, comme un sanglier sur une plaque de bois chez un chasseur. Un regard agacé, un peu fatigué, grognon, un vieux crapeau, un gros matou. Il y avait quelque chose de frappant aussi avec la bouche, la forme de la bouche. Là encore, la mémoire me fait défaux.
En face de la vitrine, un portrait de Bernanos, mais contrairement à la quasi-totalité des tableaux, c'est curieusement le portrait de Bernanos qui me semble le moins percutant (parce que les oeuvres de Nabe, écrites, dites ou peintes, percutent).
Dernier choc : un autre Leon Bloy, massif, plus que massif, ENORME. Des épaules comme les moustaches de Nietzsche. Une lourdeur de pachyderme, de taureau qui va charger. Là encore, peinture à l'huile et couleurs vives. Rien à voir avec Van Gogh. Je ne connais pas Bloy et pourtant, j'ai l'impression de le connaître, rien que par cette peinture.
Avec maladresse, plus tard, je quitte la galerie, espérant voir bientôt un autre vernissage, consacré à l'Orient, perse, turc et arabe.
Je repart l'estomac toujours serré. La Beauté, ce n'est pas anodin.
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20/02/2007
Tintin en Iran
-L'Empire a décidé qu'un second croiseur impérial, l'USS John C. Stennis, rejoindrait l'USS Eisenhower dans le golfe persique.
Le Stennis devrait arriver vers le 20 février. Des missiles Patriot supplémentaires ont été envoyé dans la région, ainsi que des navires chasseurs de mines.
Ordre a été donné par l'Empereur d’augmenter les réserves stratégiques de pétrole.
Ordre a été donné par l'Empereur au croiseur impérial USS Reagan de rejoindre lui aussi le Golfe.
Les Destroyers Hamilton et Russell sont partis le 6 février de Pearl Harbor après un préavis très court. La plupart des marins sont à terre depuis quelques mois et ne s’attendaient pas à repartir aussi vite.
Les 320 marins de l’USS Russell, on fait leur préparation de dernière minutes pour leur mission. Ils vont rejoindre le croiseur impérial USS Reagan, et cingler vers l’ouest du Pacifique.
Les officiciels Iraniens ont déclaré jeudi qu’ils avaient testé des missiles capables d’attendre les navires de guerre dans le Golfe Persique.
(les commentaires sont de George Lucas, les faits sont authentiques)
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12/02/2007
3 raisons de détester "le cinéma de minuit"
1) je ne supporte pas la voix de fiottasse précieuse ridicule du présentateur
2)ces soi-disant "chefs-d'oeuvre" des années 30-40 ont, j'en suis sûr pour la plupart, n'ont même pas été remarqué à l'époque (de toute façon, les acteurs de ces années là jouaient aussi finement que clavier aujourd'hui)
3)quand c'est pas du noir et blanc moisi, c'est du film gauchiste ritalien des 70, totalement niaiseux.
Bref, voilà une émission qui disparait peu à peu dans les eaux du Lethé, grâce au satellite.
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07/02/2007
protectionnisme : l'argument qui fera taire définitivement les libréchangistes
Commençons par des chiffres que personne ne conteste.
La France consacre 25 % de sa production à l'exportation.
Donc, selon le crédo simpliste des libre-échangistes, instaurer le protectionnisme face aux pays à bas salaire nous coûterais 25 % de nos emplois et diminuerait notre pouvoir d'achat.
Passons sur l'oubli qu'ils font des emplois que ça créerait en retour en France et des économies en allocations chomage que cela donnerait.
Admettons.
Etudions la répartition de ces 25 %
Sources : ministère du commerce
total en milliard des exportations : 379 milliards
Répartition en pourcentage selon les zones géographiques :
UE 65,2%
RESTE EUROPE 7,39%
AFRIQUE 5,54%
USA 6,86%
CANADA 0,71%
BRESIL 0,69%
MEXIQUE 0,45%
RESTE AMERIQUE 1,06%
ORIENT 3,17%
JAPON 1,53%
SINGAPOUR 0,9%
AUSTRALIE 0,61%
COREE 0,77%
CHINE 2,08%
INDE 0,63%
RESTE ASIE 2,4%
enlevons l'afrique et l'orient ou nous importons surtout des matières premières, enlevons aussi les pays riches (singapour, corée, japon, canada, usa, UE, europe, australie)
que nous reste-t-il ?
BRESIL 0,69%
MEXIQUE 0,45%
RESTE AMERIQUE 1,06%
CHINE 2,08%
INDE 0,63%
RESTE ASIE 2,4%
soit un total de 7,31 %
mais ce n'est pas tout, rappelons nous que c'est 7,31 % des 25 % consacrés à l'exportation
ce qui nous donne pour ces pays qui nous posent problème un pourcentage de...1,83 % de la production totale française
donc instaurer des barrières douanières aurait des répercutions sur 1,83 % des emplois
AU MAXIMUM, sachant en plus que ces exportations concernent souvent des domaines de haute technologie qui sont peu prodigues en emplois
donc maintenant, messieurs les libre-échangistes, votre caquet définitivement rabattus, inclinez-vous devant la supériorité évidente et lumineuse de mon argumentation, amen.
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