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22/04/2008

Brève histoire des courants politiques (5)

Sous Napoléon, les choses sont assez simples.

Au pouvoir, le parti bonapartiste, qui a couronné les réformes libérales de la Révolution.

Dans l'opposition, un petit parti républicain. Les nuances de la Convention sont bien loin. Le coup d'Etat de Bonaparte a fait oublier les guéguerres entre girondins, montagnards et enragés.

Autre opposition, le parti royaliste, surtout actif à l'étranger via les Emigrés de Coblence. Le parti est donc tombé sous la coupe des aristocrates. Une alliance contre nature qui auraient bien surpris Louis XI, Richelieu ou Louis XIV.

La défaite du petit Corse en 1814 permettra aux Bourbons de rentrer en France. Le futur Charles X défile à cheval dans les rues sous les viva et les drapeaux fleurdelysés de la foule. Le peuple français, dans ses profondeurs, aime toujours sa dynastie et salue Louis XVIII comme l'homme qui mettra fin à l'anarchie et à la violence. Mais le roi est influencé par les aristocrates, qui se méfient du peuple, le confondant (erreur fatale) avec la populace des factions parisiennes. C'est ainsi que Louis reculera et instaurera une chambre soumise au suffrage censitaire. Le roi donne le bâton pour se faire battre!

L'intermède désastreux des 100 jours (qui se terminera par Waterloo, une France plus petite qu'en 1814 et des indemnités à payer, merci le Corse!) créera la légende du bonapartisme populaire, ce qui aura son importance pour notre histoire électorale. Mais si Bonaparte a réussi si facilement son come-back, c'est, ne l'oublions pas et insistons une fois de plus là-dessus parce que c'est capital, parce que les Bourbons, coupés du peuple depuis trente ans, n'ont plus confiance en lui.

La chambre sous la Restauration verra s'affronter les ultras, qui représentent la noblesse (parti réactionnaire), et les doctrinaires, qui représentent la bourgeoisie (parti libéral). On remarque donc l'absence d'un parti véritablement royaliste et populaire, dont seul Châteaubriand est le représentant, essayant en vain de convaincre Louis XVIII puis Charles X de s'appuyer sur le suffrage universel.

 

Le suffrage censitaire lui faisant négliger le peuple, les rois verront celui-ci se détacher d'eux. La place est libre pour la propagande républicaine, la propagande bonapartiste et, à mesure que se développe l'industrie, la propagande socialiste, mais celle-ci est encore dans les limbes en 1830 lorsque se produit le coup d'Etat libéral.

Commentaires

J'ai tout compris ! C'est bien, continue.

Ecrit par : Une amie | 22/04/2008

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