30/05/2008

pense-bête

Téléphonage assez capital ce soir. Je crois que j'ai mi le doigt sur mon problème principal : j'aime être dans la merde / qu'on me prenne pour une merde / rater voluptueusement ma vie.

Je me demandais pourquoi je ne faisais pas les choses, pourquoi je n'agissais pas. La réponse est là.

La solution consiste donc 1) à savoir pourquoi j'aime ça et 2) comment y remédier. Comment reprogrammer mon cerveau pour sortir de cette glauquitude malsaine (car au fond de moi, je sais que je suis tout sauf glauque. J'aime la beauté, la vie, la joie, tout ça.) 

28/05/2008

bilan légèrement scato

Bien, bien, bien...

 

Pas de notes depuis deux semaines, il faut dire que j'ai connu la plus angoissante des épreuves : la krach informatique. Je vous passe les détails, mais l'essentiel est sauvé.

 

Depuis, je lis, notamment le génie de la France, de Paul-Marie Couteaux, un de nos (vrais) intellectuels. Ce livre est une recherche du soubassement philosophique de la pensée du Général de Gaulle. Selon Couteaux (et je partage son avis), le nationalisme du Général se fonde sur l'essentialisme platonicien, contre le panta rei (les choses changent tout le temps, on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, etc.) d'Héraclite.

En gros, si De Gaulle a su dès juin 40 que l'Allemagne perdrait la guerre, c'est parce qu'il supposait que l'Allemagne serait l'Allemagne et que donc elle voudrait envahir la plaine russe. Il se fonde donc sur une nature allemande

 

Je sais, vous qui n'êtes pas des habitués de la pensée gaullienne, vous allez dire que ma demonstration est un peu courte. Et ô combien vous aurez raison !

 

Mais je suis incapable de faire mieux pour l'instant. L'arrêt des tranquilisants et autres neuroleptiques produit son effet : un estomac noué comme jamais, une envie de pleurer récurrente et une peur panique (paralysante) d'agir. Il m'a ainsi fallu toute la journée avant de me décider à ramener au distributeur un DVD que j'avais loué vendredi dernier. De même, mon coeur battait à l'idée d'aller retirer 300 euros pour payer les trois mois de loyer que je dois. Peur de quoi? En gros, que le distributeur me signale l'erreur fatale : "vous avez dépassé le montant autorisé".

Heureusement, il n'en a rien été, et je pourrai payer mon loyer demain. Mais mon ventre est toujours noué. J'ai passé la journée alternant siestes en sueur et séances sur les toilettes à essayer de dégorger mes boyaux. Résultat des courses : peu de matière, mais beaucoup d'air.

 

Et pourtant, ce soir, j'ai toujours la sensation que mon ventre est contracté.

 

On m'a dit une fois que j'avais l'attitude d'une personne crevant de faim devant une table debanquet croulant de victuailles (j'aime ce mot moyenâgeux). C'est pas faux.

Pour l'instant, la table de banquet, c'est un article que je dois faire pour une revue gaulliste, une recension pour un site soralien, une possibilité d'emploi plutôt sérieuse dans un magazine écolo, des contacts dans l'édition jeunesse pour un roman d'aventure (fini depuis 2004! j'en tremble rien qu'a évoquer ces quatre années!), l'amie d'un parent qui travaille dans le documentaire.

Et j'en oublie!

Bref, cul botté, je crois que je pourrais facilement me mettre à table. Mais j'éprouve une sensation d'irréalité devant ces possibilités. La vie est là, peut-être, mais peut-être n'est pas assez pour l'abruti que je suis, je voudrais que ce soit sûr

Et comme ça n'est pas sûr, je rejette la vie et la repousse, restant dans les limbes, pour ne pas dire la mort.

 

Mais le pire est que l'écriture n'est pas une thérapie. Je suis un homme d'une lucidité rare. Je connais la situation, je connais la solution. Je sais même que pour prendre part à ce banquet il faut d'abord que je me décide une bonne fois pour toute à savoir ce que je veux faire de ma vie (et pour cela, l'écrire, mais surement pas sur un blog). 

J'ai toutes les cartes, et je passe, je passe, je passe depuis six années.  

13/05/2008

Un roi calomnié : le Shah d'Iran

Que de conneries n'a-t-on pas écrit sur Mohammad Reza Palhavi, dernier roi d'Iran ! Agent des Américains, tortionnaire, monarque éloigné de son peuple, que sais-je encore!

 

Tortionnaire ? Il est vrai que le régime n'était pas tendre avec les membres du parti communiste iranien ou les islamistes de Khomeyni, mais ceux-ci l'eurent-ils été s'ils avaient pu conquérir le pouvoir ? Non.

Agent des Américains ? Certes, la CIA remit le Shah sur le trône et vira le premier ministre nationaliste Mossadegh en 1953 (celui-ci avait commis le crime de nationaliser l'industrie pétrolière).

Mais ce qu'on oublie toujours c'est que Reza Shah n'est PAS REVENU SUR CETTE NATIONALISATION. La seule différence avec l'ère pré-Mossadegh est que les Anglais ont été privé de leur monopole sur les royalties du pétrole iranien au profit des Américains et des Français. Mais l'essentiel des revenus est entré dans la poche de l'Iran. Preuve incontestable que le Shah n'était pas l'agent des Américains -qui l'ont laissé tomber en 1978, sans doute furieux de l'accord de paix qu'il venait de signer avec l'Irak de Saddam Hussein et de l'industrialisation remarquable du pays. Deux nations (Irak et Iran) musulmanes qui se développent, cela ne pouvait que déplaire à Israel et aux USA.

Monarque éloigné du peuple? C'est oublier la glorieuse révolution blanche. Je cite ici wikipédia (j'ai vérifié qu'ils ne disaient pas de conneries)

 

 Le Chah voulait que ces réformes soient une régénération non-violente de la société iranienne à travers des réformes économiques et sociales, avec pour objectif à long terme de transformer l'Iran en une puissance économique et industrielle mondiale. Le Chah introduisit des concepts économiques novateurs comme la redistribution des profits aux ouvriers et initia des projets d'industrie lourde financés par le gouvernement, ainsi que la nationalisation des forêts et des pâturages. Le plus important, cependant, était la réforme agraire qui fit perdre aux grands propriétaires terriens la plupart de leur influence et de leur pouvoir. Socialement, la Révolution Blanche accorda plus de droits aux femmes et permit d'injecter des fonds dans l'éducation, particulièrement dans les zones rurales.

le Shah nomme Ali Amini premier ministre. Amini, un riche propriétaire terrien ainsi qu'un membre de l'administration de longue date est connu pour être un partisan de la réforme. Il reçoit un mandat spécial de la part de Mohammad Reza Shah afin de dissoudre le parlement et de légiférer par décrets pendant six mois.

Amini décide alors de desserrer le contrôle de la presse, de réautoriser le Front National et d'autres partis politiques, et ordonnent l'arrestation d'un certain nombre de membres de l'administration accusés de corruption. Le gouvernement met aussi en place le troisième Plan de développement (1962 - 1968) et met en place un programme afin de réorganiser le service civil. Enfin, en janvier 1962 intervient la mesure la plus importante du gouvernement Amini: une réforme agraire.

Cependant, le gouvernement Amini a rencontré de nombreux problèmes. Tout d'abord, la façon indépendant d'agir du premier ministre est ressentie comme un défi à l'autorité royale. De plus, les mesures d'économies et d'assainissement budgétaire nécessaires qui avaient été décidées intensifient la récession et font augmenter le chômage. Cette récession cause de nombreux mécontentements dans les communautés du bazar, qui sont la base du commerce en Iran. Le Shah refusant de réduire le budget militaire et les États-Unis arrêtant leur soutien au gouvernement, le gouvernement Amini doit alors se justifier d'un important déficit budgétaire. Ces problèmes le feront démissionner en juillet 1962.

Amini est remplacé par Asadollah Alam, à qui Mohammad Reza Shah accorde toute sa confiance. S'appuyant sur la confiance acquise auprès de tous par le programme de redistribution des terres, le Shah organise un référendum en janvier 1963 par lequel il soumet six mesures à l'approbation du peuple:

  • la réforme agraire,
  • le partage des profits industriels par les ouvriers du secteur privé,
  • la nationalisation des forêts et des pâturages,
  • un amendement de la loi électorale permettant une représentation plus large des employés et des fermiers,
  • la vente de certaines usines nationalisées afin de financer la réforme agraire,
  • la création du Sepah-e Danesh, un nouveau corps regroupant les hommes et les femmes faisant leur service civil qui sont destinés à aller dans les villages pour alphabétiser la population.

Le Shah appelle cette réforme la Révolution Blanche et annonce une majorité en faveur de ce programme de 99 %. En plus de ces réformes, le Shah annonce en février 1963 l'extension du droit de vote aux femmes.

Ces mesures ont accordé au gouvernement un soutien considérable parmi certains secteurs de la population, mais elles ne traitaient pas dans l'immédiat des raisons de tensions sociales. Les conditions économiques étaient en fait toujours aussi difficiles pour les classes les plus pauvres. De plus, de nombreux chefs religieux se sont opposés au droit de vote accordé aux femmes, à la réforme agraire et à l'extension du pouvoir royal qu'impliquait la réforme (le clergé était depuis longtemps un très grand propriétaire terrien et possédait un pouvoir certain en Iran, en particulier sur le plan judiciaire).

En Juin 1963, l'Ayatollah Sayyid Rouhollah Mousavi Khomeini, un dirigeant religieux de Qom, est arrêté après un discours haineux dans lequel il attaquait directement le Shah : trois jours d'émeutes dans tout le pays s'en suivent, les plus violentes depuis la chute de Mossadegh une décennie auparavant. Le Shah réprimera violemment ces émeutes et le gouvernement aura en apparence triomphé de ses opposants.

Le puissant clergé chiite était mécontent de voir que les réformes leur enlevaient la plupart de leurs pouvoirs traditionnels dans les domaines de l'éducation et des lois familiales, mais aussi que leur forte influence dans le milieu rural se trouve diminuée. Bien que la Révolution Blanche contribua grandement à l'avancement économique et technologique de l'Iran, les ratés du programme de réforme agraire et le manque certain de réformes démocratiques, ainsi que l'opposition à la révolution blanche du clergé et des propriétaires terriens, contribuerait à la chute du Shah pendant la révolution iranienne en 1979.

 

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Mohammad Reza Shah Pahlavi, l'Iran te méritait-il ?

 

 

 

On a enfin reproché au monarque d'avoir éloigné le peuple des célébrations fastueuses du 2500e anniversaire de la monarchie iranienne. Cette accusation ne repose sur aucune preuve. Pire : les obscurantistes au pouvoir après 1979, par haine du passé national, essaieront de...détruire les vestiges de la cité de Persépolis! Heureusement, les habitants du lieu empecheront cette barbarie.

 

Reste que la révolution de 1978 montre encore une fois un monarque réformateur, soucieux de progrès social et de prestige national renversé par une clique manipulant le peuple, comme en 1789 (France), 1917 (Russie), 1975 (Cambodge, Ethiopie).

12/05/2008

réformes de la Linganie

Aujourd'hui, pas de politique, pas de youtube, juste un rangement.

 

En fait, je cherchais la clé d'un placard, j'en ai profité pour faire un peu de ménage. Bilan

 

-cinq sacs poubelle jetés

-un parfum (eternity) retrouvé

-la clé retrouvée

 

 

C'est un progrès, mais la Linganie est tombée dans l'anarchie depuis tellement longtemps que le chemin est encore long. En bon capétien, l'Etat d'abord, donc restaurer une belle et bonne bureaucratie.

Donc demain, la CAF.

10/05/2008

sur un blog social-patriote

Mon camarade Julien B. , qui milite comme moi au sein d'ER, l'association d'Alain Soral  (http://www.egaliteetreconciliation.fr), tiens un blog depuis plusieurs mois (et, ce que j'admire, y écrit tous les jours!). Sa position de principe pan-nationaliste (c'est-à-dire respectueux de toutes les souverainetés nationales, et pas seulement la française, à laquelle beaucoup de "patriotes" chauvins et crypto-impérialistes se limitent) est entièrement la mienne.

Il se veut aussi défenseur d'un certain socialisme sur le plan économique (je serais plutôt d'accord, mais il y a tout de même de sérieuses réserves philosophiques et sociologiques à opposer à ce prolétarisme ultra).

Face à la barbarie en route anarcho-libérale d'inspiration trotskyste, il aspire à un retour à l'ordre. Là encore, je suis plutôt d'accord.

 

On l'aura compris, je regarde ce blog (au fait, le lien : http://fn-populaire-et-social.over-blog.com) avec sympathie, mais sympathie critique. Ses attaques contre Orwell ou Zemmour, par exemple, m'agacent un peu. Mais c'est du dialogue de deux esprits honnêtes que peut sortir une synthèse viable (par "deux esprits", je n'entend pas lui et moi, je parle de manière générale).

 

Donc, je pense que je reviendrais souvent sur les articles publié sur le blog de Julien, et j'espère qu'il en fera de même avec moi, pour que nous puissions faire progresser notre idéal de souveraineté nationale et de justice sociale.

09/05/2008

1986...

Je ne dispose pas encore des connaissances nécessaires pour réaliser un clip-dailymotion, alors on va le faire à l'artisanale. Lancez la chanson et regardez les photos ensuite...

 

 

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04/05/2008

ma France à moi

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03/05/2008

Les dirigeants israéliens osent tout...

et c'est à ça qu'on les reconnait!  Citations tirées du Courrier International de cette semaine :

ARIEL SHARON (NÉ EN 1928), ANCIEN PREMIER MINISTRE

“CHAQUE FOIS QUE NOUS FAISONS QUELQUE CHOSE, VOUS ME DITES QUE L’AMÉRIQUE FERA CECI

OU FERA CELA… NE VOUS PRÉOCCUPEZ PAS DE LA PRESSION DE L’AMÉRIQUE SUR ISRAËL :

NOUS, LES JUIFS, CONTRÔLONS L’AMÉRIQUE, ET LES AMÉRICAINS LE SAVENT.”

DAVID BEN GOURION (1886-1973), PREMIER PREMIER MINISTRE D’ISRAËL

“SI JÉTAIS UN LEADER ARABE, JE NE SIGNERAIS JAMAIS UN ACCORD AVEC ISRAËL.

C’EST NORMAL : NOUS AVONS PRIS LEUR PAYS. IL Y A EU LANTISÉMITISME,

LES NAZIS, HITLER, AUSCHWITZ, MAIS ÉTAIT-CE LEUR FAUTE ? ILS NE VOIENT QUUNE SEULE CHOSE : NOUS SOMMES VENUS ET NOUS AVONS VOLÉ LEURS TERRES.

POURQUOI DEVRAIENT-ILS ACCEPTER CELA ?” (18 JUILLET 1948)

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