18/04/2008
question pratique
Si vous savez comment installer une "bannière", vous seriez fort urbain de m'aider. D'avance, merci.
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QUESTIONS

questions :
-les éleves ont-ils le droit de faire grève?
-qui cette grève peut-elle gêner à part les lycéens eux-mêmes?
-ne faudrait-il pas supprimer le droit de se syndiquer pour les lycéens, étudiants, flics, magistrats, fonctionnaires?
-ne faudrait-il pas dépolitiser les syndicats en rendant le syndicat obligatoire et unique ?(afin de dé-stigmatiser l'ouvrier de PMI qui voudrait se syndicaliser, tout en dé-politisant le syndicalisme actuel, divisé grotesquement en cinq confédérations qui ne representent rien)
-ne faudrait-il pas mettre au pas ce bastion de la bêtise, de la laideur architecturale et du conservatisme qu'est l'Education nationale?
06:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
art dégénéré
La vampirisation du Louvre par l'«art contemporain»
Professeur à l'université de Paris-II, Jean-Louis Harouel* tire à boulets rouges sur l'art contemporain. Dans sa ligne de mire, l'exposition Jan Fabre au Louvre.
Ce qu'on appelle de manière inadéquate art contemporain prend depuis 2004 une place croissante face aux chefs-d'œuvre du Louvre. L'an dernier, autour du tombeau de Philippe Pot, merveille de la sculpture du XVe siècle, étaient accrochées des rangées de faux, comme dans une quincaillerie de campagne d'autrefois. Aujourd'hui, le centre de la vaste salle où se déploie la vie de Marie de Médicis peinte par Rubens est un amas chaotique de pierres tombales pareil à l'arrière-cour d'un marbrier funéraire négligent. L'imposture règne au Louvre.

mmm...c'est beauuuu
En règle générale, le prétendu art contemporain n'est qu'imposture. Au cours du XXe siècle, et surtout dans sa seconde moitié, ceux qui s'obstinaient contre l'évidence à se dire artistes ont de plus en plus abandonné la vraie création artistique pour y substituer une intention philosophique, sociologique, spirituelle ou autre, laquelle, quand on peut la connaître, est généralement indigente. Avec le plus souvent pour résultat, d'un point de vue artistique, le rien ou le n'importe quoi. Le soi-disant artiste contemporain continue de brandir les vieux poncifs éculés de transgression et de révolte ressassés depuis un siècle, alors qu'il poursuit en réalité une stratégie ambitieuse de réussite personnelle. Car l'éternelle répétition des vieilles provocations de l'art vide et de l'anti-art ne choque plus personne et procure fortune et prestige. C'est l'académisme de notre temps.
Marchands, collectionneurs, critiques, musées, médias, pouvoirs publics présentent comme art une immense farce bafouant l'art. Le succès de cette duperie est étrange, mais approprié au règne des puissants sans culture, privés des modèles sociaux supérieurs qui les guidaient jadis. L'absence de contenu artistique du prétendu art contemporain abolit la distinction entre incultes et cultivés, ménage l'ego du plus ignorant en art et en histoire. Pour poser à l'amateur d'un tas de pierres ou d'un bloc de ferraille, point n'est besoin de connaissances, de travail de lecture, d'analyse et de compréhension. Il suffit de clamer que c'est génial et de payer une somme fabuleuse pour se croire un grand collectionneur, un grand mécène. Un art qui n'en est pas un convient parfaitement à des élites incultes.
Mais, d'où vient la rage de faire entrer cette farce dans les musées classiques, et tout particulièrement au Louvre ? C'est que, malgré sa colossale réussite commerciale, malgré le tam-tam médiatique dont il bénéficie, malgré l'adhésion des milliardaires incultes s'imaginant amateurs d'art et celle de toutes les dupes triomphantes qui l'encensent, les plus lucides parmi les sectateurs du prétendu art contemporain savent bien qu'il souffre d'une totale absence de légitimité artistique. Or, le dialogue postulant l'égalité, organiser un supposé dialogue entre, d'une part, les authentiques chefs-d'œuvre du passé et, d'autre part, les impostures actuelles permet de proclamer la haute valeur artistique de celles-ci. L'art contemporain, qui n'est pas de l'art, cherche à se donner une légitimité artistique en établissant une confrontation forcée avec les plus grands chefs-d'œuvre de l'art. Il les vampirise pour tenter de s'affirmer réellement comme art. L'exposition Jan Fabre au Louvre n'apporte rien à Van Eyck, Memling, Rembrandt ou Rubens. En revanche, elle apporte à Jan Fabre l'illusion d'avoir dialogué d'égal à égal avec eux, et donc d'être un grand artiste.
Malheureusement, ces plaisanteries sont ruineuses. À l'heure où la France laisse partir à vau-l'eau des pas entiers d'un prodigieux patrimoine artistique, où raser une église faute de moyens pour l'entretenir tend à entrer dans les mœurs, il est choquant de voir les plus hauts responsables de la culture orienter l'argent public et celui du mécénat vers les bouffonneries de ce qu'on appelle indûment art contemporain.
(*) auteur de « Culture et contre-cultures » (PUF)
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17/04/2008
abrutissement des élites
Avez-vous déjà lu Albert Thibaudet ?
C'est un critique littéraire des années 20/30, de tendance radical-socialiste modéré par son bon sens bourguignon. Sa grande passion, outre la littérature, était la Société des Nations (belle idée sur laquelle je reviendrais bientôt).
C'est à lui qu'on doit l'expression "république des professeurs" (allusion au nombre élevé de normaliens dans le bloc des gauches, qui remporta les législatives de 1924, après 5 ans de parenthèse de droite bleu horizon).
Il a écrit des essais sur Barrès et Poincaré ("les princes lorrains"), sur "les idées politiques de la france", etc.
Mais ce qui frappe surtout en le lisant, c'est 1) son incroyable culture. Ce type-là connaissait sur le bout des doigts son histoire de France, la psychologie des peuples et des provinces, les dernières controverses scientifiques et philosophiques, etc.
2)l'incroyable densité littéraire, intellectuelle de cette époque. Songez qu'en nos temps barbares, les intellectuels qui tiennent le haut du pavé sont Minc, BHL, Finkielkraut, Baverez, Sorman, c'est à pleurer. A pleurer d'angoisse, quand on songe que les revues,journaux et éditeurs des années de l'entre-deux-guerres offraient de belles places à des Orwell, Céline, Gide, Proust, Barrès, Benda, France, Chesterton, Miller, Bernanos, Maurras, Rolland, Barbusse, Huxley, Fitzgerald, Morand, Montherland, Mauriac, Malraux, Hemingway, Faulkner, Dos Passos, Steinbeck, Zweig, Alain, Claudel, Loti, Valéry, Larbaud, Amiel, Guitry, Cendrars, Breton, Cocteau, Drieu, Brasillach,Giono, Pagnol, Artaud, Suarès, Siegfried...et encore je ne liste pas les savants, architectes, intellectuels purs, artistes...
3)la grande civilité de ces temps-là : un Barrès pouvait dialoguer avec un Maurras, un communiste comme Aragon parlait à un fasciste comme Drieu. Les hommes politiques du parlement disposaient de la culture classique donnée par les pères ou par l'école publique. Les controverses donnaient lieu parfois certes à des insultes (ce qui n'est plus permis de nos jours, l'aseptisation semble aller de pair avec l'abrutissement) mais aussi à des échanges d'ARGUMENTS.
De nos jours, qu'il s'agisse de biologie, de politique, de moeurs, de tout et de rien voir de banderoles, la sainte trinité se nomme DOGME, DIABLE et INFANTILISME.
DOGME parce que sous des dehors libéraux, notre société n'accepte, ne supporte plus la moindre contradiction, littéralement IMPENSABLE.

DIABLE parce que les rares voix dissidentes (qu'elles aient tort ou raison, là n'est pas le propos) ne sont pas courtoisement contredites, mais mises au banc sous les armes de destruction massives du langage (nazi, populiste, antisémite, nauséabond, obscurantiste, réac, beauf, etc.)
INFANTILISME parce que cette ambiance mi-flicarde mi-dégoulinante sue la moraline la plus basse, la plus vile, qui range immédiatement les avis sous l'étiquette BIEN ou MAL. Et non plus sous les étiquettes VRAI ou FAUX (ce qui suppose la recherche d'argument et une cohérence).
La cohérence...voilà ce que l'idéologie contemporaine déteste le plus. L'incohérence est son arme absolue. Vous avez en face de vous des hommes du moyen-âge le plus caricatural... On ne peut discuter avec eux, au bout de dix secondes, ils vous maudissent, vous excommunie de la race des êtres humains. Et lorsque vous croyez les tenir par votre cohérence, ça ne sert à rien. Votre limpidité, ce poing de métal, s'enfonce dans le ventre inconsistant et boueux de leur incohérence. Vous n'avez pas de prise.
Et si cette effroyable barbarie contemporaine venait de la destruction de la culture "bourgeoise" dont parle souvent Renaud Camus? Si notre sous-élite n'était plus capable d'écrire les beaux essais, les beaux livres du passé, donc d'étayer, de réfléchir, d'admettre l'autre, tout cela par manque de culture?
Et si l'on commençait à voir les conséquences réelles de l'idéologie des 80% de bacheliers?
(car il est évident que pour passer de 20 à 80% de bacheliers, il faut baisser le niveau global)
Il est clair, contrairement à ce que pensaient certains, que même les élites sont touchées par l'affaissement de la civilisation. On a beaucoup (et à juste titre) reproché aux pédagogues de sacrifier les classes ouvrières en sabordant l'école publique, sous-entendu que les classes bourgeoises s'en sortiraient toujours.
Concernant leur avenir professionnel, ça ne fait pas de doutes.
Mais concernant leur niveau culturel (et par culture, je n'entend que livresque, laissons aux crétins l'illusion de croire qu'acheter des DVD ou des CD à la FNAC contribue à élever notre culture), le doute est permis.
Et, à vrai dire, à discuter avec des éleves de Science po, ou des hommes politiques, la réponse me semble claire.
La chance d'une révolution populiste sera peut-être l'abrutissement sans précédent des élites, d'ailleurs!
03:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/04/2008
J’embrasserais la statue de Saddam
« J’embrasserais la statue de Saddam » : 5 ans après, les regrets d’un lyncheur
«Si l’histoire pouvait me faire revenir en arrière, j’embrasserais la statue de Saddam Hussein que j’ai aidée à faire tomber » : cinq ans après avoir contribué à abattre et lyncher l’immense statue du dictateur irakien, Ibrahim Khalil exprime sans détour ses regrets. « Je protégerais la statue plus que moi-même », surenchérit ce garagiste de 45 ans, interrogé par l’AFP du rond-point de Ferdaous, désert hier comme le reste de la capitale, frappée d’une nouvelle interdiction de circuler.
C’est à cet endroit même que s’érigeait la célèbre statue de Saddam, bras levé, trônant sur un socle en marbre entouré de 37 colonnes. Jusqu’à ce que le 9 avril 2003, des marines américains et des Irakiens ne jettent des cordes autour du cou du colosse de bronze, et ne le fassent tomber. Au sol, la statue subira un lynchage en règle, des images symboles de l’écroulement du régime baasiste irakien qui feront le tour du monde. Elle préfigurera la propre fin de Saddam Hussein, pendu, trois ans après sa capture, au petit matin du 30 décembre 2006, pour crimes contre l’humanité.
En ce jour du 9 avril 2003, Ibrahim Khalil ne se doutait pas qu’il allait troquer le cauchemar de la dictature pour celle des violences quotidiennes et du chaos, à l’origine du décès de plusieurs dizaines de milliers de civils, selon les estimations les plus basses. « C’était un moment historique. Comme si je naissais une nouvelle fois. La plupart des Irakiens se sont sentis heureux parce qu’ils souffraient du régime de Saddam », raconte l’homme, au souvenir intact. « Peu d’entre nous avaient réussi à monter au sommet de la statue, elle-même placée sur un haut socle en béton (...). Les soldats nous ont donné une longue corde, nous l’avons passée autour du cou de la statue et avons commencé à tirer », enchaîne-t-il. « Mais la corde a cassé. Alors les soldats nous ont donné une chaîne en acier que mon frère Kadhim a passé. Les chars (américains) ont ensuite commencé à tirer sur la chaîne et très vite la tête a été tranchée et la statue a commencé à tomber.» Suivront les scènes de lynchage : « Nous avons roué de coups de pied le visage » de la statue, reconnaît-t-il.
Aujourd’hui, tout est si différent, et Ibrahim Khalil ne cache pas un instant ses regrets d’avoir participé à ce moment d’histoire. « Tous mes amis qui étaient avec moi ressentent la même chose », jure-t-il. À présent, outre les tués, et ceux qui ont choisi l’exil, les civils irakiens vivent dans des conditions déplorables, sans emploi et sans accès aux services publics essentiels. L’économie, principal point de préoccupation des Irakiens après les questions de sécurité, est aussi en loque. De violents combats opposent toujours les forces irakiennes et américaines aux insurgés, comme au cours des derniers jours à Bagdad même.
« Je me rends compte maintenant que le jour où Bagdad est tombé était en fait un jour noir. L’époque Saddam était meilleure », assène Ibrahim Khalil. « Aujourd’hui, quand on sort, on doit porter un revolver. Sous le régime de Saddam, nous étions en sécurité. On s’est débarrassé d’un Saddam, mais aujourd’hui on en a 50 », déplore-t-il.
Salam FARAJ (AFP)

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